PRESENTATION DU CENTRE DE RECHERCHES AGRICOLES (CRA) SUD !!!

 

Dr Adolphe ADJANOHOUN (Directeur du Centre)

 

Situation géographique du CRA-Sud

 

Le Centre de Recherche Agricole Sud se trouve dans le village de Niaouli à environ 70 km au nord de Cotonou. Il couvre une superficie de 220 hectares dont près de 170 représentent l’un des derniers vestiges de la couverture végétale naturelle du Sud-Bénin. L’atmosphère calme fait de Niaouli un lieu idéal pour des ateliers et des rencontres de travail.

 

Création

 

La station expérimentale de Niaouli a été créée en 1904 comme Centre Agricole d’acclimatation des espèces exotiques utiles et recherchées par la métropole, notamment le caféier,  le cacaoyer, le vanillier, le poivrier, le kolatier. 

 Il a abrité toutes les cultures tropicales et a constitué, sous la colonisation, une véritable école de l’art de produire, avec tous les aspects de la production végétale et zootechnique et de l’économie rurale.

Le tournant décisif dans la vie du Centre de Niaouli s’est produit en 1952 avec l’apparition au Dahomey d’une famine consécutive à la destruction quasi-totale des plantations de maïs provoquée par la rouille brune (Puccinia graminis ou Puccinia maydis). L’Office de la Recherche Scientifique et Technique Outre-Mer, actuel Institut de Recherche pour le Développement (IRD), a été chargé par le gouvernement français d’entreprendre des recherches pour juguler durablement le mal.

Le programme de recherche sur les cultures vivrières, notamment le maïs, a donc connu le jour avec la création des composites.  C’est des mélanges de « variétés » à structures de populations génétiques pratiquement fixes et stables, d’une culture à l’autre, d’une récolte à l’autre…. Cela reste tout de même surprenant pour une plante strictement allogame, comme le maïs ! Dans nos pays où l’on n’a pas la civilisation de la production, de l’achat et de l’utilisation des semences en vue de l’obtention de rendements élevés, la démarche était véritablement révolutionnaire.

En 1961, l’Institut français de Recherches Agricoles Tropicales et de Cultures Vivrières (IRAT), signa la convention d’installation au Dahomey et prit en charge les stations expérimentales de Niaouli au Sud et d’Ina au Nord. De nouvelles tâches furent alors données aux Stations expérimentales :

  1. Recherche avec des programmes de génétique et amélioration du maïs, des programmes d’amélioration des techniques agricoles, des programmes d’amélioration de la qualité des sols ;
  2. Base des Unités Régionales d’Expérimentation Multilocale et de Prévulgarisation (UREMP) dont cinq fonctionnaient à plein régime : celles de Meridjonou, Ouidah, Abomey, Savè et Ina ;
  3. Formation, encadrement ponctuel et périodique des cadres du Développement rural ainsi que des élèves des collèges techniques et lycées de formation agricole et des étudiants de la Faculté des Sciences Agronomiques.
  4. Formation des paysans à travers diverses actions de démonstration ;
  5. Coopération avec des structures étrangères de recherche agricole notamment du Nigéria, d’Afrique du Sud, du Kenya, d’Israël.

 

A la faveur des nationalisations des années 1974 à 1977, Niaouli devint Station de Recherches sur les Cultures Vivrières (SRCV), puis en 1996, avec la restructuration de la Direction de la Recherche Agronomique (DRA) en Institut National des Recherches Agricoles du Bénin (INRAB), la station de Niaouli a été transformée en Centre de Recherche Agricole Sud-Bénin (CRA-Sud).