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         APERCU SUR LE CONGO
 
 Superficie : 342 000 km²
Population : 3 697 490 habitants Population de 0 – 14 ans : 40,7%Population de 15-64 ans: 58,15%Population de + 65 ans: 3,23%Densité : 10,8 hab./km²
Frontières terrestres : 5504 km (
République démocratique du Congo 2410 km; Gabon 1903 km; Cameroun 523 km; République Centrafricaine 467 km; Angola 201 km)
Littoral : 170  km
Extrémités d'altitude : 0 m > + 1000 m
Espérance de vie des hommes : 50,1 ans
Espérance de vie des femmes : 53,3 ans
Taux brut de natalité : 41,7 ‰
Taux brut de mortalité : 13,0 ‰
Taux de mortalité infantile (moins d'un an) : 76,4 ‰
Indice synthétique de fécondité : 4, 9 enfants/femme
Taux de fécondité des filles de 15-19 ans : 111,29 naissances pour 1000 filles (en 2008)
 Proclamation de la République du Congo : 28 novembre 1958
Indépendance : 15 août 1960 (ancienne colonie française)
Postes de radio : 341 000 (en 1997)
Nombre de fournisseurs d'accès Internet : 1 (en 2000)
Routes : 12 800 km (dont 1571 km goudronnés) (en 2004)

Le Congo Brazzaville, situé à cheval sur l’équateur entre 3°5’ de latitude Nord et 5° de latitude sud, d’une part, et entre 11° et 18°5 de longitude, d’autre part, est un pays qui possède les atouts nécessaires de son développement agricole. Placé au cœur de l’Afrique, entre la République Centrafricaine et le Cameroun au nord, la République Démocratique du Congo à l’Est, l’Angola et l’enclave du Cabinda au sud et le Gabon à l’ouest, le pays s’étend sur une superficie de 342.000 Km2 et dispose d’une façade maritime de 200 km au sud, avec un port en eau profonde, sur l’océan atlantique pour l’évacuation des produits d’environ  22 millions d’hectares de forêts denses, 65% de la superficie, (soit environ 10% des forêts denses humides africaines) et 14 millions d’hectares de savanes, (35% de la superficie), qui offrent au pays des possibilités de développement des activités agricoles, pastorales et sylvicoles.
 
 
POPULATION
 
La population congolaise est l’une des plus urbanisée avec 1/4 millions d’habitants vivant dans les villes. La population rurale qui représentait les 2/3 de la population totale en 1958 ne représente plus que 1/5 actuellement.
Et d’une population estimée à près de 3 millions d’habitants et dont  la population rurale représente 45% de la population totale. Les femmes sont plus nombreuses (51%) que les hommes (49%).
 
 
CLIMAT
 
D’un climat équatorial au nord et subtropical au sud, avec une pluviométrie abondante (1100 à 2500 mm d’eau par an) répartie en deux saisons inversées de part et d’autre de l’équateur.
 - le climat équatorial et sub-équatorial ou climat guinéen forestier, caractérisé par une pluviométrie assez élevée (1 400 à 2 000 mm/an) et une saison sèche plus longue, de 2 à 4 mois (nord et centre du pays);
 -  le climat soudano-guinéen ou climat bas-congolais, observé dans le sud et caractérisé par des précipitations moins marquées et une saison sèche plus longue, pouvant atteindre 5 mois (mai à septembre).
 
RELIEF

Des sols ferralitiques, très fragiles, acides et sensibles aux érosions hydriques et/ou éoliennes. Les terres cultivables sont évaluées à 10 millions d’hectares selon la FAO en 1996.
 
 
HYDROGRAPHIE

Le réseau hydrographique congolais est très dense. Il s’organise autour des deux principaux bassins du Congo et du Kouilou-Niari, auxquels s’ajoutent des petits bassins côtiers.
Le bassin du fleuve Congo dont 7% seulement de la superficie totale (soit 230 000 km2) sont situés sur le territoire congolais, est représenté par les affluents de la rive droite du fleuve. Le principal collecteur est le fleuve Congo qui borde le pays sur plus de 600 km. Son débit interannuel de 41.700 m3/s lui confère le rang de deuxième fleuve du monde après l’Amazone.
Les sous-bassins les plus importants sont ceux de la Sangha (240 000 km2 et 1 698 m3/s à Ouesso) ; la Likouala-Mossaka (60 000 km2 et 218 m3/s à Makoua) ; l’Alima (20 300 km2 et 537 m3/s à Tchikapika) ; la Nkéni (6 200 km2 et 209 m3/s à Gamboma) ; la Léfini (13 500 km2 et 414 m3/s à Mbouambé).
Le sous-bassin de l’Oubangui est presque entièrement situé sur le territoire centrafricain.

Le bassin du Kouilou-Niari s’étend sur une superficie de 55 340 km2. Il couvre la partie Sud - Ouest du pays. Le collecteur le plus important est le fleuve Kouilou. Il porte le nom de Niari dans son cours moyen et celui de Ndouo dans son cours supérieur. Son module interannuel est de 930 m3/s dans son cours inférieur à Sounda près de Kakamoéka.
Les sous-bassins importants sont ceux de la Louessé (15 630 km2 et 302 m3/s à Makabana) et la Bouénza (4 920 km2 et 112 m3/s à Miambou).
Les principaux bassins côtiers sont celui de la Nyanga (5 800 km2 et 215 m3/s à Donguila) et celui de la Loémé (3 060 km2 et 27 m3/s à la station Poste Frontière).
 
 
VEGETATION

La forêt dense et la savane sont les deux principales formations végétales congolaises. D’une superficie de 20 millions d’hectares, les forêts du bassin du Congo (du nom du plus grand fleuve de la sous-région) couvrent les territoires du Cameroun, du Congo, de la Guinée-Equatoriale, de la République Centrafricaine, de la République Démocratique du Congo et de l’Angola. Situé au centre de ce bassin, le Congo  Brazzaville, avec 20 millions d’hectares de forêt représentant 60% du territoire national, possède 10% de forêt dense d’Afrique ; ce qui est en fait le deuxième massif forestier  du continent.
 
·    La forêt congolaise forme trois massifs forestiers principaux : le massif du Chaillu (3 millions d’hectares), le massif du Mayombe (2 millions d’hectares), la forêt du Nord (15 millions d’hectares dont 7 millions situées dans la Cuvette inondée ou inondable). Cette forêt toujours verte présente trois formations végétales différentes :

-    
la forêt dense primaire : elle est la plus étendue (environ 12 millions d’hectares) et encore peu défrichée. Son étage supérieur est formé par l’épais feuillage des arbres géants (acajou, limba, okoumé, sapelli, etc.) qui atteignent une hauteur de 40 à 50 mètres et 3 à 4 mètres de circonférence. Au-dessous de ces grands arbres, le couvert végétal s’élève à une hauteur moyenne de 25 à 30 mètr
es, dominant un sous-bois de mousses et de fougères herbacées ou arborescentes. En fait, cette forêt primaire, avec ses hauts fûts dressés comme des colonnes et sa voûte de feuillage, n’empêche pas d’y circuler à pied : le sous-bois est clair.

-    la forêt secondaire : c’est la forêt repoussée après défrichements temporaires. Elle est composée de plantes de lumière et d’arbres à croissance rapide, principalement les parasoliers et les palmiers.
-    La forêt inondée : c’est une forêt marécageuse, inondée plusieurs mois par an. Elle comporte surtout de grands arbres au feuillage clairsemé. Elle règne sur presque toute la Cuvette. Dans la vase des lagunes côtières, pousse la forêt de mangrove, surtout riche en palétuviers.
 
 
                                                Les mangroves du Congo
 
Agriculture
 

Le Congo est un pays à fort potentiel agricole. Malgré les atouts agro-climatiques, l’agriculture congolaise ne contribue qu’à hauteur de 8,16% du PIB, alors qu’elle occupe 58% de la population active. Cette situation est due essentiellement aux nombreuses contraintes qui limitent la capacité de la production agricole du Congo. Ces contraintes se situent à plusieurs niveaux notamment  au plan technique, institutionnel, économique, organisationnel et financier.
 
 
 La production vivrière est inférieure à la demande intérieure. Ce déficit oblige l’Etat à importer les denrées alimentaires à hauteur de 30% du total annuel des importations pour une valeur moyenne de 100 milliards de F CFA.
 La superficie des terres cultivables au Congo est estimée à 8 200 km2 (2,4% seulement du territoire). Cependant, l’agriculture n’utilise pas tout l’espace cultivable, mais à peine 2 300 km2 (230 000 hectares), essentiellement mis en valeur par les femmes. La production agricole congolaise comprend des cultures vivrières et des cultures commerciales destinées aux industries agroalimentaires du pays ou à l’exportation.

Agriculture vivrière : l’économie rurale traditionnelle associe étroitement les cultures vivrières, la pêche, la chasse, la cueillette, et le petit élevage (volaille, ovins, caprins, porcins).
Les principales cultures vivrières sont :
-    le manioc, partout cultivé, il est souvent remplacé dans les zones forestières par la banane plantain comme base de l’alimentation ;
-    les ignames, les taros, la patate douce, la pomme de terre ;
-    l’arachide cultivée particulièrement dans la vallée du Niari.

En dehors de ces cultures vivrières, l’agriculture traditionnelle produit des céréales dont les principales sont le maïs et le riz. Ce dernier est cultivé dans la vallée du Niari, le Pool et la Cuvette Ouest.
Les agrumes et les bananiers forment en général une ceinture autour des villages. Des exploitations maraîchères se développent surtout aux environs de Pointe-Noire, Brazzaville, Dolisie et de quelques centres urbains secondaires, livrant oseille, épinards, salades, tomates, oignons, etc.
Agriculture commerciale : les exploitations agricoles modernes se sont développées dans la période 1960-1970, surtout dans la vallée du Niari avec des fermes de colonisation privées et des stations d’essais pour l’arachide, le coton et les fruits. Actuellement, en dehors de la canne à sucre qui est encore exploitée à grande échelle par Saris-Congo, la plupart des cultures commerciales sont en déclin. Cependant, quelques unes de ces cultures restent encore pratiquées au sein des exploitations villageoises.