Profil de la Côte d'Ivoire
La République
de Côte d’Ivoire est indépendante depuis le 07 août 1960. Elle présente les caractéristiques suivantes :
- Située en Afrique Subsaharienne,
la Côte
d’Ivoire s’étend sur une superficie de 322 464 km². Elle est limitée au Nord par le Burkina Faso et le Mali, au Sud par le Golf de Guinée, à l’Ouest par
la Guinée
et le Liberia et à l’Est par le Ghana ;
- Son relief est composé surtout des plateaux étagés au Centre et au nord-sud, des plaines à l’Ouest et au Nord-Ouest, et des régions montagneuses dont le plus haut sommet est le Mont Nimba (
1 753 m
) ;
-
La Côte
d’Ivoire est caractérisée par quatre types de climats ; Attiéen au sud, Baouléen au centre, Soudanéen au nord et le climat de montagne à l’Ouest.
Sa végétation est constituée essentiellement de forêt dense qu’on trouve principalement dans le sud et dans la région de montagnes, au centre, la savane arborée et au nord la savane herbeuse. Elle est traversée et arrosée par quatre grands fleuves du nord au sud en passant par l’ouest et le centre.
En 1998, la population rurale était de 8 837 534 habitants, soit 57 % de la population totale. A l’opposé, la population urbaine était estimée à 6 529 138 habitants soit 4,30 % de la population totale. Dans l’ensemble, la population de
la Côte
d’Ivoire est très jeune : 8 160 604 habitants constituent la population active soit 53 % de la population totale. On compte 63,7 % d’analphabètes sur un effectif de 8 717 378 de personnes âgées de 15 ans et plus contre 36,3 % d’alphabètes (MINAGRI 2001).
L’économie de
la Côte
d’Ivoire s’articule autour de plusieurs secteurs d’activités : agriculture, énergie, industrie, services et réseaux financiers.
Les politiques de stabilisation et d’ajustement structurel engagées depuis 1981, n’ont pas donnés les effets escomptés. En mars 1998,
la Côte
d’Ivoire a été déclarée éligible à l’initiative des pays pauvres très endettés (PPTE), ce qui lui a donné le droit de bénéficier d’un allègement de sa dette extérieure.
De manière générale, l’évolution de l’économie s’est caractérisée depuis 1980 par trois phases :
- de 1980 à 1993 correspond à la période de récession économique avec un PIB compris entre -1,2 et 0,1 % ;
- de 1994 à 1998, marque le retour à la croissance, le PIB passe de 2,1 à 7 % ;
- à partir de 1999, le PIB est passé de -1,6 à -1,1 %, ce qui a eu pour effets collatéraux l’extension de la pauvreté et de l’accentuation des inégalités sociales.
Agriculture, pêche, ressources forestières et l’élevage
Agriculture
Grâce à la politique de développement économique fondée sur l’agriculture,
L’agriculture demeure un secteur prioritaire et prédominant de l’économie nationale. Elle occupe 2/3 de la population active, contribue pour 30% au PIB, et 70% des recettes d’exportation (MINAGRI 2001). Elle est fortement centrée sur les cultures d’exportation et particulièrement sur le binôme café - cacao. En second plan, arrivent les cultures vivrières dont les plus importantes sont : le riz, l’igname, la banane plantain, le manioc et le maïs.
Pêche
La pêche ivoirienne contribue avec la pisciculture à hauteur de 0,3 % à la réalisation du PIB. Elle génère directement 70 000 emplois et ferait vivre indirectement 400 000 personnes. Elle se pratique en mer, en lagune et dans les eaux fluvio-lacustres. Concernant la pêche maritime, le port de pêche d’Abidjan avec 156 570 tonnes de poisson débarqué et/ou transbordé est le principal port de débarquement des chalutiers, des sardiniers et des thoniers. La ville de San-Pédro abrite le deuxième port de pêche de
La pêche maritime artisanale quant à elle se pratique tout au long des
La pêche lagunaire se pratique sur les principales lagunes ivoiriennes (la lagune Ebrié, la lagune Aby, et la lagune de Grand-lahou). La production de ces lagunes totalise près de 25 000 tonnes de poisson et de crustacés.
Enfin la pêche fluvio-lacustre se pratique sur les principaux fleuves et lacs. Les statistiques de pêche des fleuves sont très peu cernées alors que celles des lacs semblent plus suivies. Les débarquements des pêches fluvio-lacustres sont dominés par : Oreochromis niloticus, Sarotherodon melanotheron, Chrysychthis spp, Heterotis niloticus, Hemichromis fasciatus, Heterobranchus longifilis, Labeo coubie
Ressources forestières
Au début des années 1900 la forêt couvrait une superficie de 16 millions ha. Elle a joué un rôle important dans l’économie ivoirienne avec une participation de 50% au PIB. Surexploitée, le massif forestier a considérablement régressé pour n’occuper aujourd’hui que 2,5 millions ha. Ainsi l’un des maillons forts de l’économie ivoirienne des années 60 et 70 s’est affaibli avec une contribution au PIB de moins de 10%. Le bois représente environ 60% des sources d’énergie ménagère.
Les industries du bois contribuent à la création de nombreux emplois. On compte actuellement une grosse centaine de scieries qui traitent environ 80% de la production soit un volume de l’ordre d’un million de tonnes de produits finis. La transformation secondaire (parquets, contre plaqués, menuiserie, ébénisterie) progresse, modestement.
Élevage et pastoralisme
Le cheptel ivoirien est dominé par les bovins : 1 700 000 têtes, les ovins et caprins : 3 000 000 têtes et la volaille : 8 500 000 têtes.
L’élevage représente moins de 1% du PIB ; alors que
