Une coopération scientifique et technique diversifiée

 


Dans le cadre de l’exécution de ses activités, l’Institut s’est orienté vers un partenariat national, régional et international par l’établissement et le développement des relations avec les institutions universitaires nationales et étrangères, les organismes publics ou privés, les organisations régionales ou internationales. A cet effet, des accords de partenariat, des conventions et contrats sont élaborés et mis en œuvre avec l’appui des partenaires financiers bilatéraux et multilatéraux du Cameroun
Les principaux partenaires scientifiques et techniques de l’IRAD sont les suivants :   
 

Les centres internationaux de recherche agricole 

 

 

Le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD), l’IRAD entretient avec le CIRAD un partenariat scientifique et technique qui couvre principalement quatre domaines : l’appui institutionnel, le développement des ressources humaines, la conduite des activités de recherche, le montage et l’exécution conjoints des programmes de recherche en appui aux diverses filières d’exportation agricole, et sur les problématiques de développement local et de sécurité alimentaire. Cette coopération qui affiche une volonté d’ouverture régionale sur des partenariats scientifiques et techniques diversifiés a permis la construction du Pôle régional de recherche appliquée au développement des systèmes agricoles d’Afrique Centrale (PRASAC), du Centre africain de recherches sur le bananier et le bananier plantain (CARBAP) et du Pôle de compétence en partenariat (PCP) Grand Sud Cameroun.
 
L’Institut de recherche pour le développement (IRD), autrefois appelé (ORSTOM). La collaboration porte sur l’exploitation artisanale des ressources maritimes, l’étude de la biodiversité et l’appui institutionnel (renforcement des laboratoires) et le développement des ressources humaines.
 
Le World Agroforestry Center (ICRAF). Le mandat de l’ICRAF au Cameroun est le développement de la recherche en agroforesterie en Afrique Centrale et de l’Ouest en général et au Cameroun en particulier, et l’appui à la formation en agroforesterie dans les universités camerounaises. Les programmes actuels de l’ICRAF exécutés en collaboration avec l’IRAD sont : la mise au point des techniques de domestication et de commercialisation des produits forestiers non ligneux et la formation des paysans dans les domaines de création des entreprises à partir de ces produits.
 
   Le Center for International Forestry Research (CIFOR), collabore avec l’IRAD dans le développement des politiques et techniques d’aménagement et de gestion durable des forêts. Le programme met l’accent sur la participation des autochtones dans la garantie du succès et de la pérennisation des actions. Dans le même ordre d’idée, un projet dénommé « COFCCA » est en cours d’exécution dans le cadre de développement des stratégies d’adaptation aux changements climatiques au niveau du bassin du Congo.
L’International Institute for Tropical Agriculture (IITA). La collaboration se manifeste dans le développement conjoint des innovations technologiques agricoles adaptées à la zone forestière humide du Cameroun.
  

Asian Vegetable Research and Development Center (AVDRC)-The World Vegetable Center 

 

 

L’AVRDC – The World Vegetable Center, est le Centre Mondial de recherche pour le développement des cultures maraîchères. Il a son siège en Asie et un bureau régional pour l’Afrique à Arusha en Tanzanie avec le Cameroun comme base régionale. Cette organisation conduit depuis plus de 30 ans, des travaux de recherche pour le développement des variétés, des systèmes de production, de transformation et de commercialisation des légumes ainsi que l’amélioration de leur consommation de leur qualité nutritive.
Au Cameroun, l’AVRDC envisage de mener ses activités à travers le Programme Pan-Africain d’Amélioration des Variétés et des Systèmes Semenciers des Cultures Maraîchères dont il est l’initiateur. L’objectif à atteindre est de mettre un accent particulier sur le développement de variétés aussi bien des espèces de légume d’importance commerciale comme la tomate, le piment, le poivron, l’oignon et le chou que sur des espèces de légumes traditionnels à hauts rendements économiques.
 
L’Association pour le Développement de la Riziculture en Afrique de l’Ouest (ADRAO). Le Cameroun est membre actif de l’ADRAO à travers l’IRAD. La coopération couvre les domaines ci-après : i) l’élaboration de projets d’intérêt commun couvrant les aspects de biotechnologies, de génétique, de phytopathologie et d’étude d’impact, ii) la participation des chercheurs de l’IRAD dans les réseaux de recherche, le développement des ressources humaines par des formations de courte durée.
L’IRAD en partenariat avec l’ADRAO, l’Institut Tchadien de Recherche Agronomique (ITRAD) et l’Institut Centrafricain de Recherche agronomique (ICRA) ont développé le projet « Amélioration de la Compétitivité du Riz en Afrique Centrale ». Ce projet vient de bénéficier d’un financement du Fonds Commun des Produits de Base pour une durée de 4 ans.
 
Empresa Brasileira de Pesquisa Agropecuária (EMBRAPA). C’estl’Institut Brésilien de Recherche Agricole. La signature de l’accord de coopération technique entre l’IRAD et l’EMBRAPA au cours des travaux de la deuxième Commission mixte Cameroun-Brésil en août 2005 à Brasilia, permet désormais aux deux parties de travailler en partenariat. Il s’agit du renforcement des liens de coopération selon les termes du Protocole d’accord sur la coopération scientifique et technique signé par le Gouvernement de la République Fédérale du Brésil et le Gouvernement de la République du Cameroun, à Yaoundé, le 14 novembre 1972.Il s’agit aussi de développer et de mettre en œuvre des programmes conjoints de recherche agricole en vue du développement d’une agriculture durable. 
 

Les Centres régionaux de recherche agricole 

 

 

Le Pôle régional de recherche appliquée au développement des savanes d’Afrique Centrale (PRASAC)
 

 

L’objectif du PRASAC dont l’IRAD est membre, est de mettre en commun les ressources matérielles et humaines, l’échange de méthodes, de références et de résultats entre les partenaires (Cameroun, Centrafrique, Tchad) afin de résoudre, avec plus d’efficacité et à de faibles coûts les problèmes de développement communs aux trois pays de la sous-région d’Afrique centrale. La masse critique de chercheurs ainsi formée permet d’obtenir dans des délais relativement courts, des résultats scientifiques et des innovations technologiques pour le développement.
Le PRASAC, devenu en 2000 une institution spécialisée de la Communauté économique et monétaire des Etats d’Afrique centrale (CEMAC) bénéficie de l’appui de la coopération française à travers un nouveau projet intitulé : « Appui à la Recherche Régionale pour le Développement durable des Savanes d’Afrique Centrale »  (ARDESAC). Ce projet de 4 ans (2005-2009) est mis en œuvre au Tchad, au Cameroun et en République centrafricaine. Il vise à contribuer à l’amélioration des compétences des acteurs et à la réduction de la pauvreté. Les trois axes de recherche sont : i) la gestion des espaces, des ressources naturelles et de l’environnement ; ii) l’aide à la décision pour les exploitations et les systèmes de production, et iii) l’organisation des filières et valorisation des produits. 
 

Centre africain de recherches sur le bananier-plantain (CARBAP)  

 

 

Par la volonté du Gouvernement camerounais, le programme Banane Plantain de l’IRAD a évolué au fil des ans pour devenir un Centre de Recherches à vocation régionale avec le concours du CIRAD et des partenaires financiers et scientifiques. L’IRAD met à la disposition du CARBAP ses ressources humaines variées et qualifiées, les terrains d’expérimentations et des bâtiments à usage de bureau et de logements. Le CARBAP œuvre pour :
 
-       des recherches fondamentales et appliquées sur le bananier-plantain, 

-      élaborer des références scientifiques et dans les divers domaines de production,  

 

-      promouvoir l’information et la documentation scientifique et technique sur le bananier plantain,  

 

 

-      former des cadres et techniciens dans le domaine de la recherche sur le bananier-plantain. 

 

 

Conseil Ouest et Centre Africain pour la Recherche et le Développement Agricoles (CORAF / WECARD) 

 

 

L’IRAD est membre fondateur du CORAF qui se présente aujourd’hui comme un cadre et un outil de coopération sous-régionale, indispensable à la promotion de la recherche agricole en Afrique de l’Ouest et du Centre. Le CORAF intervient dans la coordination et l’animation scientifique sous régionale, les échanges d’information, le montage des projets et réseaux de recherche d’intérêt régional, la recherche des financements, etc.

L’IRAD est membre de plusieurs réseaux du CORAF/WECARD  et abrite certaines de leurs coordinations (forêt, maïs). Il est également le siège de la coordination nationale du système d’informations et de communication du CORAF/WECARD.
 
L’IRAD a accueilli à Yaoundé la 8ème Assemblée générale du CORAF/WECARD et la première Semaine Scientifique Agricole de l’Afrique de l’Ouest et du Centre du 09 au 13 juin 2008.
 
Le Centre national de recherche agronomique (CNRA). Le protocole d’accord de coopération entre l’IRAD et le CNRA de Côte d’Ivoire a été signé en 2004. Il prévoit l’établissement d’un partenariat Sud-Sud, le développement et la promotion des produits et des filières agricoles pour une meilleure connaissance des capacités et des potentialités des 2 instituts.
  
Les Universités 


Les universités nationales : Ngaoundéré, Yaoundé I, Dschang, Buea
 

 

La collaboration entre l’IRAD et les universités nationales a pour objets :
 

-      d’entreprendre et de développer des programmes de recherches scientifiques et technologiques susceptibles de contribuer au développement économique et social du Cameroun ;  

 

 

-      de former les jeunes chercheurs de l’IRAD et assurer leur tutorat scientifique au sein des universités ;  

 

-      d’offrir un enseignement spécialisé (sous forme de cours, de conférences, de séminaires) dans les domaines de compétence des chercheurs de l’IRAD et selon les besoins exprimés par les universités ;  

 

 

-      d’accueillir et d’encadrer les étudiants des universités dans les structures de l’IRAD, dans le cadre de la préparation de leurs mémoires et thèses.  

 

 

Les universités étrangères  

 

 

L’IRAD entretient des relations de partenariat avec une quarantaine d’universités de renommée, disséminées à travers les 5 continents. La formation demeure le domaine privilégié de cette collaboration. 
 

Les projets en partenariat   

 

Pôle de compétence en partenariat : PCP «Grand Sud - Cameroun»
 

 

 

 La création d’un Pôle de compétence en Partenariat autour de la « Gestion intégrée des exploitations familiales agricoles dans les écosystèmes agro-forestiers tropicaux du Sud Cameroun », est engagée depuis 2002 entre le CIRAD, l’IRAD et les universités camerounaises de Dschang et Yaoundé I.

Les objectifs du PCP au Cameroun sont de développer des recherches autour des dynamiques de l’agriculture familiale et de son impact sur le développement durable à travers une mise en commun des ressources d’institutions différentes. Ce pôle permet de constituer une masse critique suffisante de chercheurs travaillant selon une approche complémentaire, pour élaborer et mettre en œuvre des projets de recherche-développement pouvant bénéficier de l’appui des bailleurs de fonds. Il permet enfin la mise en place des formations et d’échanges scientifiques, ainsi que la diffusion des connaissances et des innovations.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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