Programme fruits

Les cultures fruitières, notamment l’ananas, la banane et la mangue, regagnent de l’intérêt en Guinée pour assurer l’approvisionnement des villes et des unités de transformation agroalimentaires guinéennes, et, pour l’exportation vers l’Europe et certains pays de la sous région (Dakar, Banjul, Bissau, Bamako,…).

 L’apparition récente d’ennemis et de maladies de certaines espèces fruitières compromettent l’avenir d’un grand nombre de planteurs et affecte l’économie nationale. A titre d’exemple, la Cercosporiose des agrumes a affecté ces dernières années une bonne partie du pays notamment en altitude (au-delà de 600 – 700 m), c’est tout comme la cochenille farineuse de la mangue, l’anthracnose et surtout les mouches entraînant une réduction importante de la production et de la qualité des fruits.

Ces différents ennemis et maladies causent des pertes importantes de la production avec des conséquences sur les exportations. Pour le bananier, la plupart des variétés cultivées actuellement sont sensibles à certaines maladies comme la Cercosporiose jaune et les maladies virales.

Ce nouveau programme regroupe les anciens programmes fruitiers (ananas, bananes et plantain, fruitiers divers). Il est basé au CRA de Foulaya pour couvrir les 4 régions naturelles du pays.

Les activités de recherche de ce nouveau programme seront orientées principalement sur introduction et évaluation du matériel végétal et leur protection contre les ennemies (maladies, ravageurs).

Il travaillera avec le Programmes Systèmes Agricoles et Territoires sur la connaissance des filières de production fruitières.


Programme Riz (PR)

 
Les recherches sur le riz étaient conduites au sein de 5 programmes de recherche : 1- programme riz de mangrove et 2- programme riz d’eau douce au CRA de Koba en Guinée Maritime, 3- programme création variétale riz au CRA de Kilissi, 4- programme riz de plaine au CRA de Bordo et 5- Programme riz de coteau au CRA de Sérédou. Il est maintenant crée un seul programme riz pour tout l’IRAG. Celui-ci est basé au CRA de Kilissi.
 
Dans un passé récent, les travaux de recherche sur le riz étaient beaucoup plus orientés vers la sélection variétale qui a permis de mettre au point un grand nombre de variétés. Certaines d’entre-elles sont aujourd’hui largement adoptées par les paysans. Désormais, la priorité sera donnée aux techniques culturales, la maîtrise de l’eau, à la protection des cultures et à la petite mécanisation dans une perspective d’intensification de la culture de riz.
 
La riziculture guinéenne, de type traditionnel, est confrontée à de nombreuses contraintes biotiques et abiotiques. Deux de ces contraintes méritent d’être citées en exemple : l’enherbement et la pauvreté des sols. L’enherbement concerne toutes les formes de riziculture qui limitent les surfaces cultivées par son exigence en main d’œuvre, entraîne la baisse de rendement voir à l’abandon de terres rizicoles. La pauvreté des sols en éléments fertilisants limite aussi fortement les rendements notamment en riziculture pluviale.
 

 

Programme Plantes à Racines et Tubercules (PPRT)
 
Le programme Plante à racines et tubercule est basé au CRA de Bordo en Haute Guinée. Il est la fusion de deux anciens programmes : le programme manioc du CRA de Foulaya et le programme igname du CRA de Bordo.

 

 

 
Les tubercules constituent les sources de revenus monétaires et de diversification alimentaire.
 

 

Le programme aura à travailler sur la collecte, la caractérisation, l’amélioration variétale et la diffusion des variétés promoteuses.

 

 
Programme maïs-sorgho-mil

 
Le programme autres céréales est basée au CRA de Bordo en Haute Guinée. C’est l’ancien programme maïs auquel il a été ajouté le programme création variétal maïs du CRA de Kilissi et le Sorgho qui constitue ce nouveau programme.
 

 
Ce nouveau programme aura à poursuivre les travaux de création et de sélection variétale pour les deux espèces (en relation avec la tolérance aux maladies et aux insectes). Il aura aussi à s’investir sur les techniques culturales pour l’intensification de la culture du maïs qui demande des moyens de lutte contre les mauvaises herbes dont le Striga et une fertilisation organo minérale adéquate. En effet, la demande guinéenne de maïs grains pour l’alimentation de la volaille est largement supérieure à la production nationale ; ce qui conduit les aviculteurs à faire recours à l’importation à partir de pays voisins comme la Côte d’Ivoire dotée de mêmes ressources agricoles que la Guinée. Le programme aura aussi à travailler sur les questions relatives à la protection des stocks.
 
Programme Cultures Maraîchères et Pomme de Terres (PCMPT)
 
Ce programme est basé au CRA de Bareng pour couvrir l’ensemble du pays. Les cultures maraîchères (pomme de terre, tomate, petit piment, gros piment, aubergine, oignon, choux, gombo, pastèques, oseille de Guinée, etc.) ont une valeur alimentaire essentielle et occupent une place importante dans les systèmes de production, notamment dans l’agriculture péri- urbaine et procurent de revenus substantiels aux producteurs. Ces cultures, plus ou moins intensives, sont confrontées à des problèmes de matériel végétal (variétés adaptées et semences) et de forte pression des nuisibles (insectes, maladies et mauvaises herbes) qui entravent la production et sa qualité.
 

 
Ce programme va donc s’orienter principalement sur la recherche de matériel végétal performant, la production de semences, l’amélioration des itinéraires techniques et la mise au point de méthodes de lutte contre les nuisibles et de techniques de conservation des récoltes.
 

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