BIOTECHNOLOGIE ALIMENTAIRE
« Un site WEB pour lutter contre l’insécurité alimentaire et la pauvreté »
1- Contexte
La sécurité alimentaire est l’accès de chaque individu, à chaque instant, à une alimentation suffisante pour mener une vie saine et active. Cette alimentation doit être d’une qualité adéquate, acquise dans le respect de soit, sans nuire l’environnement, sans mettre en danger l’accomplissement d’autres besoins fondamentaux. Ne pas avoir atteint la sécurité alimentaire, c’est vivre dans l’insécurité alimentaire (BISSET et al., 1994), (FOGEL et al., 1997),(FAO,1996).
Cette insécurité alimentaire peut être temporaire ou encore imprévisible quand un individu manque de nourriture à cause d’un phénomène aléatoire comme une guerre, des troubles politiques, des pillages, une sécheresse, une inondation, etc. Dans certain cas elle est prévisible et devenue périodique, répétitive, cyclique ou saisonnière, quand un individu manque de nourriture toujours au même moment dans l’année comme, par exemple, aux périodes de soudure. Finalement, elle est chronique quand l’individu manque constamment de nourriture parce qu’il ne peut pas pourvoir régulièrement à ses besoins alimentaires par manque de revenu ou à cause de la pénurie alimentaire; cette insécurité alimentaire est dite permanente (FOGEL et al., 1997), (BISSET et al., 1994).
L’insécurité alimentaire se manifeste par la faim, la disette et la famine, dues à un manque d’accès aux ressources alimentaires. La faim est un besoin de manger non satisfait qui revêt plusieurs formes : la sous-alimentation ou faim chronique et la malnutrition ou de faim cachée.
Quand toute une population souffre d’un manque de nourriture, c’est la disette et si la disette se prolonge, la population manque totalement de nourriture, les gens meurent par inanition (absence totale de nourriture) ; on se trouve, alors, en présence d’une famine (BISSET et al., 1994), (BRIFFA, 1999), (LE ROY, 1994).
Le Sommet Mondial de l’Alimentation à Rome (13-17 novembre 1996) a pris des résolutions pour résoudre les problèmes alimentaires actuels et relever les défis futurs (FAO, 1996). Elles ont été par la suite matérialisées par l’objectif n°1 des Objectifs du Millénaire pour le Développement. Mais l’évolution actuelle des indicateurs de ce droit fondamental de l’homme est inquiétante car depuis cette année, la faim a touché « le cap historique » de un milliard d’être humains (DIOUF, 2009).
L’insécurité alimentaire est donc devenue un problème planétaire, inversement proportionnel à la mondialisation. En effet, la faim est un obstacle au développement car elle prive l’individu d’une vie saine et active. Les causes de l’insécurité alimentaire sont multiples et multisectorielles, les unes agissant directement, les autres indirectement.
2- Problématiques
Malgré leur multitude, les projets et d’efforts d’augmentation de la production des produits conventionnels n’ont pas été suffisantes pour atténuer l’insécurité alimentaire dans le monde, en particulier en Afrique et à Madagascar. Des actions spécifiques et innovantes sont plus que nécessaires pour lever les contraintes qui pèsent sur le contexte mondial actuel de la sécurité alimentaire. Il s’agit de créer une synergie entre les produits conventionnels et non conventionnels pour satisfaire les besoins quantitatifs et qualitatifs de la nutrition humaine.
La création d’une telle innovation fait partie des nobles tâches dévolues universellement aux universités auxquelles notre programme de recherche et d’enseignement a essayé d’en apporter sa contribution.
3- Le recours à la biotechnologie
En ce début du 21ème siècle, la biotechnologie, ou l’utilisation comme outil technologique des fonctions biologiques, a déjà connu un développement qui paraît irréversible. Elle permet actuellement d’exploiter les capacités des microbes, des cellule animales, végétales et/ ou leurs extraits à des fins industrielles (OCDE, 1992 in SCRIBAN, 1993). Son importance est fondamentalement liée à la rencontre historique entre les besoins sociaux et économiques, et des solutions nouvelles (procédés respectueux de l’environnement et moins consommateurs d’énergies), rendues possibles par des progrès spectaculaires en biologie et technologie.
Les domaines d’applications de la biotechnologie sont actuellement :
a- La santé (diagnositc, vaccins traditionnels, nouveaux vaccins recombinants, interférons, hormones, anticorps monoclonaux, thérapigénie, …) ;
b- La chimie fine, la pharmacologie et la cosmétologie (stéroïdes, prostaglandines, antibiotiques, acides aminés, édulcorants, acides organiques, enzymes, bio polymères) ;
c- L’agriculture (amélioration génétique animale et végétale, agrobiologie …) et l’aquaculture ;
d- L’Agro-industire (biopesticides, bioinsecticides, engrais biologique …) ;
e- Les Industries Agro-Alimentaires (fermentation, biosynthèse, bioconversion, protéines d’origine unicellulaires, enzymes, rehausseurs d’arômes, de flaveurs, biocolorants, gélifiants, stabilisations, édulcorants, …) ;
f- L’environnement (biodégradations naturelles, nettoyage et désinfection, épuration des eaux et des effluents, biodégradation des déchets, bioconversion de la biomasse cellulosique).
Dans plusieurs pays développés et/ou émergents, comme dans es pays en voies de développement, les techniques biotechnologies ont été utilisées pour pallier le déficit alimentaire, conserver et embellir l’environnement et promouvoir l’exploitation durable des ressources naturelles.
4- L’adhésion au programme RAILS
La diffusion nationale et internationale des résultats de recherches innovants nécessite la création d’interface de transfert et de capitalisation des acquis vers les paysans, les transformateurs, les consommateurs, les chercheurs et les formateurs. Cette diffusion à grande échelle permet de renforcer les capacités des acteurs et développer des partenariats pour catalyser l’innovation de la filière Agro-Alimentaire, par l’utilisation de la biotechnologie pour le bien être de l’humanité.
En ce début du 21ème siècle la place et l’importance des TIC/TICEs dans la vie socio-économique de l’homme ne sont plus à démontrer. Elles ont permis le développement spectaculaire de la coopération locale, régionale et internationale.
Les vertus de la Biotechnologie Alimentaire pourront être facilement et largement vulgarisées, grâce aux outils multimédiatiques, fer de lance et pierres angulaires de la réussite du programme RAILS auquel notre site « Biotechnologie Alimentaire » s’adhère et apporte sa noble contribution.
Le modérateur du Site
Jean Marie RAZAFINDRAJAONA
Docteur Ingénieur en Sciences Agronomiques
Option Microbiologie et Biotechnologie Alimentaires