ANALYSE DE LA FILIERE :
Concurrences et complémentarités régionales
LA SAISONNALITE DES ACTIVITES APICOLES
Les différentes régions apicoles étudiées offrent des calendriers de miellées plus ou moins diversifiées selon les saisons de floraison des plantes mellifères existantes.
Le tableau ci-après récapitule les saisons de récolte du miel dans les différentes régions d’études :
Les saisons de récolte de miel
A Madagascar, le miel est disponible tout au long de l’année mais les pics de production se situent durant les mois de mai, juin, juillet et août. C’est dans la région du Menabe que la saison de production est la plus importante de janvier à juin et correspond à une production de contre-saison par rapport aux autres régions.
Différents types de miel sont produits à Madagascar en fonction des ressources mellifères existantes. Le tableau suivant indique les régions étudiées avec respectivement les types de miel exploités :
Les types de miel dominants par région
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Régions d’études |
Types de miel dominant |
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Ambositra/Fianarantsoa |
Miel d’Eucalyptus – miel de mimosa – miel
d’essences forestières mélangées |
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Mahajanga (Ambato Boeny) |
Miel de palissandre – miel d’essences
forestières mélangées |
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Manakara/Mananjary |
Miel de litchi – miel de niaouli – miel
d’Eucalyptus |
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Manjakandriana |
Miel d’Eucalyptus |
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Morondava |
Miel de palissandre – miel de jujubier – miel
d’essences forestières mélangées |
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Région SOFIA |
Miel de palissandre – miel de mangue – miel
d’essences forestières mélangées |
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Toamasina/Moramanga |
Miel de litchi – miel d’essences forestières
mélangées – miel d’Eucalyptus – miel d’agrumes et de cocotier |
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litchi plante-melifere niaouli
LE NIVEAU DE TECHNICITE
En matière d’apiculture, la dominance des techniques traditionnelles est encore notable. Les ruches en troncs d’arbres évidés sont exploitées dans toutes les régions. Pourtant ces régions connaissent et appliquent les techniques modernes mais avec des degrés différents d’adoption. Les ruches utilisées varient donc d’un tronc d’arbre creux à une ruche moderne à cadre en passant par les poteries, les caisses et les récipients de récupération (daba réservoir d’automobile usé).
On distingue 4 grandes typologies de technique pour avoir du miel :
- l’api cueillette qui consiste à aller à la recherche des essaims sauvages et à en extraire le miel ;
- l’apiculture traditionnelle où la ruche est faite de poterie, de tronc d’arbre creusé, de
récipients de récupération ou de caisses ;
- l’apiculture améliorée utilisant la ruche à barrette qui est la forme améliorée de la ruche traditionnelle en caisse. L’édification des rayons par les abeilles est contrôlée rendant les visites plus facile
- l’apiculture moderne qui adopte les ruches à cadres de type Langstroth, Dadant. Ce type d’exploitation utilise également d’autres matériels apicoles modernes (importés ou de fabrication artisanale), entre autres l’extracteur.
Les rendements sont par conséquent différents : de 3 à 5 litres de miel pour une ruche
traditionnelle. Ils peuvent atteindre 50 kg pour une ruche moderne. La moyenne se situant
entre 10 à 20 kg par ruche moderne par an. En comparaison, un essaim sauvage peut
donner 2 à 3 litres de miel liquide par an.
L’apiculture traditionnelle
C’est à Manjakandrina qu’on a enregistré le niveau le plus élevé de bénéfice généré par la vente de miel . Dans cette région expérimentée depuis longtemps en apiculture, les paysans, avec des ruches traditionnelles de taille plus grande, arrivent à avoir plus de rendement à la production. C’est également la seule région où le miel est majoritairement vendu en brèche évitant ainsi les charges occasionnées par l’extraction et le stockage.
L’apiculture moderne
cadre ruche moderne
Les exploitations modernes utilisent soit les ruches Dadant soit les ruches de type Langstroth. La région de Manakara est la plus performante avec l’apiculture moderne.
Avec l’apiculture moderne, le coût pour avoir un litre de miel est plus important qu’avec la technique traditionnelle à cause des charges engendrées par les amortissements des investissements. Mais le rendement étant meilleur, le bénéfice est plus important
L’utilisation des extracteurs en inox justifie un coût de production plus élevé dans les régions du Betsileo et du Sud Est. De plus dans la région du Betsileo, l’on enregistre le coût le plus élevé du fait que le rendement par ruche est moins important La diminution des ressources mellifères associée à un nombre de ruches qui ne cessent d’augmenter d’une campagne à une autre explique ces faibles rendements.
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