Analyse des avantages:

Étude de l'économie réalisée

  • L'économie de semences est comprise entre 60 et 150 kg /ha, soit entre 54.000 et 135.000 Ar. Plusieurs paysans ont pu revendre à bon compte des plants restés dans leurs pépinières, inutilisés par le repiquage à faible densité.

    L'économie sur les semences est donc de l'ordre du coût du repiquage, qui est d'environ 75.000 Ar par hectare.
  • L'économie sur la durée du repiquage (beaucoup moins de plants se repiquent plus vite) commence à pouvoir être estimée. Pour la riziculture en foule, l'amélioration doit permettre de descendre de 30 à 35 journées de repiqueuses par hectare (durée actuelle) à 20 seulement, soit une économie d'un tiers. L'agriculteur qui a fait repiquer en ligne à vue, sans corde, est justement descendu à ce niveau (3 h avec 36 femmes pour 0,87 ha à premier essai, soit 17,8 ou 20,7 repiqueuses pour un hectare selon que la journée dure 7 ou 6 heures).

  • Lors des repiquages, on peut remarquer un nombre démesuré de repiqueuses dans les parcelles, presque une par mètre. Cette densité de main d'oeuvre diminuera beaucoup avec cette approche.

    A la différence du SRI et du SRA, le surcoût dû à l'alignement des plants cesse d'être un obstacle à l'amélioration de la culture car le repiquage en ligne ou en carré n'est pas exigé (le sarclage mécanique à la houe est facultatif). Fait très nouveau et de grande portée, cette approche permet d'améliorer aussi la riziculture en foule.
  • Repiquage précoce. Un autre facteur d'économie provient du rajeunissement des plants qui permet de repiquer plus tôt, un mois parfois, et de rendre la main d'oeuvre disponible pour les autres cultures qui dépendent des pluies (notamment pour les systèmes de culture sur couvertures végétales (SCV sur tanety).
  • Pas de perte de temps à la reprise. Pour les variétés non photopériodiques, un ultime gain provient de la suppression de la période de reprise après repiquage, qui fait gagner une quinzaine de jours, permet d'avancer d'autant la récolte et de mieux valoriser le produit.

Augmentation du rendement

  • L'objectif n'était pas d'augmenter le rendement, mais seulement de produire "au moins autant". Pourtant l'augmentation a été très nette et systématique. Elle a été d'environ 1 t/ha, obtenue par un meilleur tallage et surtout au Lac Alaotra par des panicules plus longues

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