Contexte général :

Les paysans ont le souci de limiter le risque. Ils sont plus attirés par un gain immédiat et concret, que par une promesse de grosse récolte plus tard. De plus ils ne disposent souvent pas de ressources financières suffisantes en début de campagne. D'où cette idée d'améliorer la riziculture en proposant l'économie de semences tout en produisant "au moins autant" - un message qui passe bien !

Cette approche intégrée aux activités du projet de Mise en valeur et protection des bassins versants du lac ALAOTRA a été conduite en complémentarité à d'autres méthodes de riziculture irriguée. Elle a été conduite sur le périmètre rizicole PC 15-VM près d'Ambatondrazaka (Madagascar) pour aider les agriculteurs à consolider la rentabilité de leur exploitation en diminuant leurs coûts de production.

L'action a permis la définition d'un nouveau mode d'enseignement de l'amélioration de la riziculture, reprenant plusieurs points du Système de riziculture intensive (SRI), mais orientés vers l'économie des semences plutôt que vers l'extrême jeunesse des plants et la promesse de récoltes extraordinaires, avec un exposé analytique et explicatif plutôt que synthétique et dogmatique, et introduisant la souplesse et la compréhension du système plutôt que l'exigence de perfection.

Cette nouvelle façon d'enseigner l'amélioration de la riziculture, appelée MAFF(Mitsitsy Ambioka sy Fomba Fiasa), près de 50 agriculteurs sur près de 80 hectares ont pu en démontrer la validité dans la plupart des conditions de la riziculture repiquée, y compris en repiquage en foule (c'est-à-dire sans même aligner les plants), ce qui est nouveau, et très prometteur pour Madagascar.

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