Production

  

Zones de production  

Le faritany d’Antananarivo est la principale région productrice de pomme de terre avec 258 860 tonnes en 2000, soit 90% de la production nationale. 

La région du Vakinankaratra (Antanifotsy, Antsirabe, Faratsiho, Betafo) à elle seule enregistre 73% de ce volume provincial.  

Culture essentiellement d’altitude, la pomme de terre peut pourtant s’adapter à différents types de sol, et se pratiquer sur différentes saisons de culture et dans différentes zones (une fois la technique culturale maîtrisée). 

Ainsi des zones d’extension se localisent sur les hautes terres (de Manjakandriana à Ambatondrazaka et d’Ambositra à Ambalavao) et aussi sur les régions côtières grâce aux travaux de recherche et de vulgarisation et à l’adoption des cultures de contre saison.

  

Quantité  

Les données officielles en 2000 font état d’une superficie cultivée de 49 205 ha sur l’ensemble de l’île avec une production de 286 790 tonnes (Minagri, statistiques agricoles 2000). Le rendement moyen est alors de l’ordre de 4,40 t/ha. 

Une étude récente CITE/FOFIFA porte cependant une estimation d’une valeur nettement plus élevée de la production nationale pour une telle superficie. Selon les sources exploitées lors de l’étude, les rendements allaient de 8 à 25 tonnes/ha. Avec une estimation de rendement moyen réduite à 10t/ha, la production s’élèverait à 500 000 tonnes.  

 

Calendrier cultural  

La culture de pomme de terre se fait traditionnellement pendant la saison pluviale de septembre à mars.  

La culture de contre saison de la pomme de terre se pratique en avril – août en moyenne et basse altitudes, et de juillet à septembre en haute altitude. Cette pratique culturale se présente comme un moyen de sécurisation alimentaire en période de soudure mais aussi de valorisation des rizières.  

 

Techniques culturales  

Les pratiques culturales sont encore traditionnelles : plantation par trouaison, utilisation de semences autoproduites, faible suivi d’entretien de la culture pluviale. 

Les nouvelles techniques sont difficiles à faire adopter : les exploitants hésitent à investir par crainte d’éventuelles chutes de production dues à des facteurs non maîtrisés. 

La culture intensive n’est ainsi pratiquée que dans des zones avoisinant des services d’encadrement et de vulgarisation des techniques améliorées : triage de semences, culture sur billon, utilisation optimale des intrants. 

 

Variétés  

FIFAMANOR a pu développer 10 nouvelles variétés productives, résistantes à diverses maladies, à cycle végétatif plus court (3-4 mois).  

Les producteurs ruraux adoptent de plus en plus les nouvelles variétés notamment pour la culture de contre saison. 

Mais les variétés traditionnelles (marakely et garana) restent encore majoritairement utilisées dans plusieurs régions de production malgré des rendements inférieurs à ceux des nouvelles variétés car elles ont une bonne tenue au stockage (encore traditionnel) et un goût apprécié. 

 

Semences  

Une large majorité d’agriculteurs, 50 à 70% (Reyt, 1999), utilise leurs propres semences produites dans l’exploitation.  

En moyenne pas plus de 1/3 des producteurs achètent des semences.

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