Résumé explicatif:
Henri Randrianasolonjanahary, le docteur en océanographie et en biologie qui a découvert la solution biologique pour traiter les eaux des bassins où évoluent les bébés crevettes.
Madagascar dispose d’une superficie de mangroves estimée à 300.000 ha et propice à l’aquaculture de crevettes. Les autorités nationales et les investisseurs ont choisi de ne pas répéter les mêmes erreurs constatées dans l’aquaculture intensive des pays asiatiques et d’Amérique latine. Encore jeune parce que démarrée en 1992, l’aquaculture crevettière rencontre malgré tout des problèmes, notamment au niveau des écloseries.
Des bactéries s’attaquent aux larves ou bébés crevettes et les déciment. Le traitement avec des antibiotiques ne répond pourtant pas aux exigences de plus en plus strictes des marchés essentiellement tournés vers l’export (Europe, Japon, Etats-Unis).
Les bassins d’aquaculture de l’une des fermes aquacoles leaders à Madagascar se trouvent sur la côte Nord-Ouest.
La solution biologique s’impose. Elle a été découverte par Henri Randrianasolonjanahary, un docteur en océanographie et biologie, et menée par une équipe pluridisciplinaire. Cette solution consiste à utiliser l’huile essentielle d’une plante endémique à trois variétés appelée « mandravasarotra » ou Cinnamosma fragrans. On traite l’eau du bassin de l’écloserie avec cette huile. Ce mode de traitement a permis à une entreprise aquacole, OSO Farming ou Les Gambas de l’Ankarana (LGA) du groupe Socota, d’obtenir en 2007 le label biologique pour ses crevettes exportées sur le marché européen (Source : GAPCM).
L’huile essentielle de « mandravasarotra » ouvre aussi des perspectives intéressantes et prometteuses dans le traitement de plusieurs maladies d’élevage (porcin, ovin, bovin, avicole).