CONTEXTE DE L’AQUACULTURE

 Une filière de premier plan dans le secteur export

Le pays a une forte potentialité halieutique avec la vaste étendue de son littoral (5.600 km de côtes), des mangroves étalés sur 300.000 ha et propices à l’aquaculture, une Zone Economique Exclusive (ZEE) de pêche de plus de 1,14 millions de km2 (Source : Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche). Il faut y ajouter une superficie de 150.000 ha de rizières où on peut pratiquer la rizipisciculture, les 155.000 ha de lacs et lagunes…

Les crevettes de Madagascar, qu’elles viennent de l’élevage ou de la pêche, sont appréciées sur le marché international grâce à leur goût et leur texture particuliers.

Mais les filières pêche et aquaculture crevettières arrivent en tête de peloton en ce qui concerne la rentrée de devises étrangères dans le pays. En 2006, la production halieutique globale est estimée à 150.000 tonnes selon l’Institut National de la Statistique (INSTAT) dont 33.000 tonnes ont été exportées en 2006. Cette exportation comprenant les produits transformés a généré 140 millions d’euros en devises. Ces filières emploient plus de 9.000 personnes.  

 

Une filière en difficulté malgré tout

Particulièrement pour l’aquaculture, elle a commencé à se développer en 1992 dans les tannes sèches des mangroves de l’Ouest et du Nord de Madagascar, soit à Morondava, Mahajanga, Soalala et Ankarana. Seulement, la filière ainsi que celle de la pêche crevettière sont globalement déficitaires depuis 2005 à cause de :

>la baisse de la productivité

>des problèmes pathologiques

>l’augmentation des charges dont l’énergie (le coût de l’énergie est multiplié par 4 ces dernières années)

>la baisse des prix des crevettes à l’international depuis 3 ans


Les produits biologiques peuvent être un des remèdes à cette situation, d’autant que la tendance pour les produits bio et naturels sur le marché de l’Occident n’est pas près de fléchir. Et grâce à l’huile essentielle de « mandravasarotra », on peut proposer des crevettes d’élevage estampillées biologiques dont le prix est généralement 20% plus chers que les produits classiques.

 

Un mode d’élevage moins exposé aux maladies

Madagascar est parmi les derniers pays à pratiquer l’aquaculture de crevettes en milieu marin. Selon l’océanographe et biologiste, les autorités nationales et les investisseurs ont su prendre la bonne décision : ils ont profité des expériences des autres pays et évité ainsi l’aquaculture intensive, favorable à l’émergence de plusieurs maladies.

 Ces crevettes d’aquaculture de Madagascar sont saines et sont de bon calibre grâce à un élevage durable éloigné des méthodes intensives

Malgré tout, des maladies frappent les élevages. Elles sont notamment observées au niveau des écloseries. Des bactéries s’attaquent aux larves ou bébés crevettes et le taux de mortalité atteint souvent les 100%. Et c’est une grande perte pour les entreprises aquacoles. Chez OSO Farming ou Les Gambas de l’Ankarana (LGA S.A), la capacité de production est de 100.000 millions de post-larves par an (Source : GAPCM). Cette ferme a été la première à bénéficier de la recherche avec l’huile essentielle de « mandravasarotra » et elle fait de la production de crevettes biologiques. L’utilisation d’antibiotiques laisse des résidus dans les crevettes devenues adultes. Les consommateurs occidentaux n’apprécient pas une telle situation, d’autant que la tendance aux produits naturels et biologiques.

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