LES CONTRAINTES

 
La cueillette de cette plante endémique et sauvage risque de contribuer à sa disparition. Mais d’après le chercheur, un Malgache très discret résidant à Antananarivo dispose d’un laboratoire pour la multiplication in vitro des plantes grâce à des simples cellules de leurs feuilles. Ce laboratoire peut répondre aux besoins en reboisement, des recherches… Il peut produire 100.000 pieds en 3 mois. Il propose actuellement une gamme de jeunes plants dont des tamarins, des « ravintsara ».  
 
La collecte de plantes médicinales sauvages n’est pas régie par des textes stricts. C’est ainsi que beaucoup d’opportunistes s’y engouffrent. Ils risquent de détruire les plantations naturelles dont des endémiques. De l’avis du chercheur, le ministère en charge l’Environnement et des Forêts ne devrait délivrer l’autorisation de collecte qu’aux professionnels (les paysans collecteurs, les fabricants d’huiles essentielles et les autres transformateurs, les chercheurs...).  
 
Concernant les prix, l’huile essentielle de « mandravasarotra » est comme bradée sur le marché local. Les opérateurs économiques qui en ont besoin l’achètent à 40.000 Ar/litre, contre 2,4 millions Ar sur le marché international. Les paysans collecteurs de feuilles sont les premières victimes des prix pratiqués sur le marché local. Les transformateurs qui approvisionnent ce marché ne peuvent pas leur acheter les feuilles au-delà de 200 Ar/kg. 

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