La saison rizicole
Préparation de la riziere
Elle est une question de bon sens.
Son canal de ceinture (30cm × 30 cm) autour de chaque parcelle n’est pas traditionnel.
Il s’impose maintenant pour les irrigations et assèchements aisés des surfaces.
Fumure et correction du sol
Toute sorte d’engrais et fumure se marie bien avec la technique du SRI, une fois la rizière préparée on s’occupe des engrais afin d’éviter qu’il ne se sèche avant l’émottage. Le type d’engrais choisi dépend du besoin de la terre, le compost ou fumure organique est conseillée.
L’Emottage
Sur une rizière anciennement bien dressée, le sol fumé, bêché ou charrué profond on la laisse en motte quelques temps pour aération (1mois au minimum) c’est ensuite que l’eau doit intervenir.
Le ROULEAU HERISSON qui remplace l’emboueur est plus avantageux.
C’est un outil polyvalent qui facilite le travail sur terre et dans la boue
L’emottage au rouleau Herisson est aisé, il convient ainsi à la mise en boue. Faute de pluie ou d’irrigation on peut souvent songer au pompage. Le riziculteur comme le jardinier ou la ménagère peut choisir le modèle de pompe approprié.
Le semis
le semis se fait en 2 ou 3 passes, le plus régulièrement possible. Il est couvert d’un compost tamisé et tassé à la batte (planchette) ou à la main. Sa couleur foncée, qui chauffe au soleil, favorise une levée rigoureuse des plants.
Un paillage durant quelques jours entretient l’humidité,
si nécessaires faute de pluie et ne se font que matin et soir (pas au soleil)
Le repiquage
Les matériels utilisés pour le repiquage
on a besoin de matériels adéquats pour faciliter et mener à bien le repiquage tels que le rayonneur. Le rayonneur peut être fabriqué par le paysan lui-même.
- Le 25cm ×25 cm à la corde est préconisé (16 plants au m2)
- On parle généralement du 33 cm × 33 cm qui se généralise sur sol riche et bien fumé (9 plants juste au m2). C’est pour faciliter certains calculs qu’on ne pourrait pas faire en repiquant à 30cm sur 30 cm
Toute plante en repiquage gagne à ne pas avoir de racines retroussées (en forme de J). En repiquant le plant d’un petit geste en avant vers la corde, on peut maintenir le bout de la racine à l’horizontale (en forme de L) ce qui est moins dommageable. Ne pas l’enfoncer plus profondément qu’en pépinière.
Repiquage au carre à la corde étalonnée sur rizière jalonnée des 2
Dispositif pour repiquage à la corde, au carré (25×25 cm)
la flèche indique le sens du repiquage
Le sarclage
se fait 3 ou 4 fois, de 10 en 10 jours sans s’en écarter. Un sarclage bien régulier peur faire gagner 1 tonne de riz à l’hectare à chaque fois ! un sarclage au carré (dans les 2 sens) évite le travail à la main dans les lignes. IL peut se faire dans les 2 sens simultanément (avec avantage) ou 10 jours après dans l’autre sens. Les 3 sarcleuses SRI* 04 – 05 – 06 tirées et maintenues par derrière, sans fatigue, diminuent de moitié les dépenses en homme/ jour de travail.
Le tallage
peut dépasser 100 par plant. Toutes les talles ne sont pas fertiles : le riz ne développe ses grains que s’il se sent capable de les nourrir tous sur la tige en même temps que tous les autres !
L’irrigation
S’effectue de temps à autre, au minimum d’eau, en respectant des assecs qui donnent aux racines la possibilité de respirer.
En rizière tourbeuse (marécageuse) ne pas craindre une sècheresse de 10 ou 15 jours avec de profondes crevasses : l’eau n’est pas loin en dessous.
En rizière argileuse (boue grasse et collante) des fentes momentanées de 1 cm de retrait sur 10 cm de profondeur ne sont pas dommageables.
Par contre des rizières sableuses qui conservent mal l’eau supportent difficilement la sécheresse. Leur apporter un filet d’eau fréquemment.
De la fructification des graines (en fin de montaison) jusqu’à l’alourdissement des panicules qui commencent à s’incliner, la rizière reçoit une petite nappe d’eau permanente (c’est à présent ce qui semblait convenir au mieux). C’est ensuite l’assèchement total jusqu’à la moisson.