Contexte général de la recherche

    Le problème de la recherche agricole à Madagascar :

 Le financement de la Recherche et Développement ou R&D agricole à Madagascar dépend beaucoup des donateurs extérieurs.

La Recherche et Développement (R&D) en général et la recherche agricole en particulier ne bénéficient pas d’un financement important. Le principal organisme de recherche agricole, en l’occurrence le Centre de recherche appliquée au développement agricole (FOFIFA) fonctionne notamment avec les dons étrangers obtenus dans le cadre de partenariats. Dans des pays comme le Botswana, l’Ethiopie et le Sénégal, le gouvernement apporte un financement très important pour la recherche agricole.    

 A Madagascar, les dépenses publiques consacrées à la R&D agricole ont considérablement diminué au cours de ces 30 dernières années selon l’Agricultural science and technology indicators (ASTI), un bulletin conjoint du FOFIFA, de l’IFPRI et de l’ISNAR. En 2000 donc, le montant total de ces dépenses était de 8 millions de dollars, soit un tiers des 26 millions de dollars consacrés à la R&D agricole en 1971. 
 De plus, la majorité des recherches agricoles s’orientent sur les denrées vivrières et les cultures d’exportation traditionnelles. Il faut aussi noter les problèmes de vulgarisation et de diffusion des résultats de recherche. L’effectif des vulgarisateurs agricoles est largement insuffisant.
Les sélectionneurs locaux du FOFIFA (le Centre national de recherche appliquée au développement rural) ont effectué des multiples croisements pour répondre à des besoins spécifiques en riziculture, le riz étant le principal aliment des Malgaches. C'est ainsi qu'actuellement, le FOFIFA dispose et maintient une collection nationale de plus de 2.600 variétés de riz dans la région du Lac Alaotra (1er grenier à riz de Madagascar) et plus de 3.700 variétés à Marovoay (Source : FOFIFA).

Sinon, les résultats de recherche ne s’obtiennent pas sur un délai court. Dans certains cas, la vulgarisation diffuse parfois des résultats datant des anciens projets de développement ou d’autres opérations d'encadrement agricole antérieures. Or, les contextes socioéconomiques et agro écologiques changent au gré des marchés, du changement climatique etc.

 

L’apport du FCRA :

Créé au sein du Projet de Soutien au Développement Rural (PSDR) financé par la Banque mondiale, la sous composante FCRA apporte un appui à la recherche agricole. Celle-ci ne porte pas uniquement sur les denrées alimentaires et les cultures d’exportation traditionnelle. Suivant les demandes des paysans et des entreprises souvent dictées par les marchés et les changements agro écologiques, elle touche plusieurs volets dont :

Des plantations de jatropha dans l’Androy. Cette plante tolère la sécheresse qui frappe souvent cette région. La vente de ses graines et de son huile procure un revenu supplémentaire aux paysans  
 

  • l’utilisation de variétés de plantes à cycle court tolérantes à la sécheresse et la mise au point de systèmes de cultures adaptés aux zones arides (cas des régions de l’Androy et de l’Anosy dans le Sud)

  • l’analyse des contraintes et la recherche appliquée pour la relance et le développement de la filière agrumes de deux bassins de production (Andina dans la région Amoron’i Mania et Ambohijafy dans la région Analamanga)

  • la pré vulgarisation de matériels agricoles à traction animale sur « baiboho » ou sol sédimentaire

  • l’alternative des sources d’énergie de séchage et la technique de conservation des produits de pêche et l’amélioration de la production avicole issue de la race locale

  • l’appui à la relance de la filière miel dans la région Amoron’i Mania

  • l’intensification de la culture de géranium « bourbon » pour la production d’huiles essentielles biologiques en milieu paysan

  • l’amélioration de la culture de carottes pour le marché de l’exportationla production de lait et de laine de chèvre

L’amélioration de la culture de carottes est suscitée par l’ouverture du marché vers les îles voisines

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