Contexte général :


Ce sprinkler est plus aisé à manipuler et à déplacer parce qu’il est léger contrairement au sprinkler proposé sur le marché.

    1.1.1 Coût élevé des motopompes pour une irrigation par aspersion :

Le marché propose plusieurs types de motopompes. Mais pour l’irrigation à aspersion, il faut des motopompes de grande dimension dont le prix revient très cher, soit 50 millions Ar. De plus, les sprinklers ou les têtes d’arrosage qui accompagnent ce genre de motopompe et proposés sur le marché, ne sont pas aisés à manipuler. Ils sont encombrants.

Pour remédier à toutes ces contraintes, le Directeur Général de FFF a imaginé des solutions à partir de motopompes aux prix plus abordables et avec des sprinklers adaptés, c'est-à-dire plus faciles à manipuler et donnant des résultats positifs pour le bon développement des plants.


Certaines plantes peuvent supporter l’immersion continue dans l’eau, d’autres non. Le riz supporte moyennement cette situation car ses besoins en air sont limités. (Sur la photo : des rizières sur la plaine de Sambaina à environ 100 km au sud de la capitale)

    1.1.2 Le pourquoi du choix pour l’irrigation par aspersion :

Ce type d’irrigation est utile en cas de sécheresse ou de pluviométrie insuffisante. D’ailleurs, certaines plantes exigent une irrigation par aspersion à une période de leur développement. Il existe, en fait, 4 systèmes d’irrigation :

    * L’irrigation par infiltration : on aménage des canaux autour des parcelles pour permettre aux plantes de bénéficier d’une humidité continue qui remonte de la réserve d’eau dans le sol et nourrit les racines. Seulement, il faut un grand débit d’eau et un aménagement difficile et coûteux avec toute une cascade de canaux (primaires, secondaires, tertiaires).

    * L’irrigation par immersion : c’est l’irrigation très courante pratiquée pour la riziculture. Les rizières sont inondées et les racines sont sous l’eau ainsi qu’une partie de la tige des plantes. Certaines plantes peuvent supporter cette immersion continue, d’autres non. Le riz la supporte moyennement car ses besoins en air sont limités. Ce système d’irrigation présente toutefois des inconvénients : il requiert un grand débit d’eau alors qu’avec le changement climatique, la période de pluie n’arrive plus à temps, sans parler des longues périodes sèches. De plus, l’immersion continue détruit les structures du sol et la tasse. Certaines plantes ne peuvent pas évoluer efficacement dans cette condition-là.

    * L’irrigation « goutte à goutte » : c’est le top en terme agronomique puisqu’elle est concentrée sur les racines de chaque plante. Elle permet d’apporter de l’engrais liquide, des produits de traitement etc. Mais elle coûte très chère, soit 18 millions Ar/ha, rien que pour les installations (source : FFF)

    * L’irrigation par aspersion : elle permet d’obtenir une irrigation sous forme de pluie et certaines plantes en ont besoin sur une certaine période. C’est le cas du riz pendant la période de montaison ou la fécondation. Seulement, l’aspersion avec les matériels habituels présente diverses contraintes.


L’irrigation à immersion et par infiltration requiert souvent des infrastructures coûteuses comme une cascade de canaux et un barrage hydro agricole. (Sur la photo : un canal en construction à Ambatondrazaka, premier grenier à riz de Madagascar)

    1.1.2.1 Les contraintes de l’irrigation par aspersion :

    * Il faut des matériels onéreux et lourds à déplacer. Les sprinklers à eux seuls valent 30.000 euros si on voudrait une capacité d’irrigation de 10 ha/jour. Ce qui revient à un coût d’irrigation très élevé, soit 6 à 7 millions Ar pour 1 ha par jour.

    * Il faut un grand débit d’eau, voire un lac selon les surfaces à irriguer.

    * Il faut aussi déplacer les têtes d’arrosage toutes les 10 minutes si on irrigue des rizières. C’est pour éviter de « doucher » les plants et leur éviter ainsi de prendre froid et d’enregistrer un retard de croissance. Or, le déplacement fréquent des sprinklers est lourd et nécessite une main d’œuvre importante. Dans ce cas, les plants risquent finalement la « douche » continue.

    1.1.2.2 Les avantages :

    * Avec l’irrigation par aspersion, on peut régler le délai d’arrosage et l’humidité du sol.

    * Avec de nouveaux procédés, on n’a pas besoin d’un grand débit d’eau pour opter pour l’irrigation par aspersion.

    * Il est aussi possible d’adopter cette technique avec tous les avantages procurés par les grosses motopompes mais sans les inconvénients financiers, techniques et agronomiques.