Contexte

Sur la côte nord et notamment dans un village des pêcheurs du district d’Ambanja, les captures journalières atteignent 1 tonne. En saison de pluies, les collecteurs tardent souvent à rejoindre ce village à cause du mauvais état de la route. Les produits hautement périssables se dégradent rapidement. Il arrive aussi que les collecteurs ne prennent pas toutes les captures du jour.

Que ce soit pour la pêche proprement dite (comme ici) ou pour la conservation des produits, les pêcheurs utilisent souvent des matériels rudimentaires.

 Or, la méthode traditionnelle de conservation des poissons ne donne pas des résultats satisfaisants. A moins d’un temps clément avec un soleil de plomb qui permet un séchage sur 3 jours, il faut souvent au moins 1 semaine pour sécher des poissons sur une claie recouverte de feuilles fraîches de ravinala ou de bananier exposée au soleil et à l’air libre, avec tout ce que cela peut comporter comme non respect de l’hygiène. En plus, ces feuilles dégagent de l’humidité non favorable au séchage. Les produits séchés ne sont donc pas de qualité : ils s’avarient rapidement.

Hautement périssables, les poissons doivent être vendus rapidement sans un système de séchage ou de fumage adéquat.

  Confrontés à ce problème, des pêcheurs d’Ambanja bénéficiaires du Projet de Soutien au Développement Rural (PSDR) ont exprimé le besoin de disposer d’un séchoir/fumoir à leur portée. Le Fonds Compétitif pour la Recherche Appliquée du PSDR (FCRA/PSDR) a financé la recherche menée par un spécialiste en équipements en transformation agroalimentaire du FOFIFA en 2005 et 2006.