Contraintes

 
Pour les pêcheurs du Nord, il est tabou de passer les crevettes sur le feu. Ils ne pratiquent ni le séchage ni le fumage mais préparent ces produits selon leurs habitudes
 

Devant le prix de l’appareil, des pêcheurs hésitent à investir et ce, malgré un amortissement qui ne dépasse pas 1 an. Ils peuvent en fabriquer eux-mêmes mais là aussi, ils doivent débourser de l’argent. Ces pêcheurs réalisent pourtant un chiffre d’affaires assez conséquent allant jusqu’à 200.000 Ar par jour en saison sèche. En fait, le problème se situe dans la mentalité d’assistés alimentée par certains projets de développement qui distribuent des matériels et des intrants à titre gratuit.

 

Sur le plan culturel, un tabou ne permet pas de passer au feu les crevettes dans le Nord du pays. Les pêcheurs ne pratiquent donc pas le fumage tout comme le séchage de ces produits. Il faut toutefois relever que les produits ne sont directement exposés au feu que pour le fumage. Il faut aussi remarquer que les pêcheurs préparent des crevettes salées dans des marmites placées sur le feu. En fin de compte, le procédé est le même qu’il s’agisse de séchage avec l’appareil proposé par le FOFIFA ou de la cuisson selon la méthode des pêcheurs. Seuls les résultats en terme de qualité et de goût diffèrent.

 

Il n’est pas toujours évident de faire le suivi des pêcheurs qui ont adopté l’appareil, surtout si ces derniers vivent dans des endroits enclavés ou éloignés.