CONTEXTE DU SECTEUR AGRICOLE A MADAGASCAR


Profil du secteur agricole
-  2.428.640 exploitations agricoles dont près de la moitié se trouvent dans les ex-provinces d’Antananarivo et de Fianarantsoa
-  96% des individus actifs travaillent dans le secteur « agriculture » à titre principal ou secondaire
-  57,3% des exploitants agricoles ont un niveau d’instruction ne dépassant pas le primaire avec une frange importante d’illettrés, soit 28% qui n’ont jamais fréquenté l’école.
-  Activité principale : 92,3% pour l’agriculture, 0,7% pour l’élevage et 1,5% pour la pêche
-  Surface moyenne par exploitation : 0,87 ha
-  73,3% des ménages agricoles sont des petits exploitants travaillant sur moins de 1,5 ha
-  37,6% des ménages agricoles cultivent du riz


Importance du secteur agricole dans l’économie malgache
-  Croissance du secteur agricole : 3,1% en 2008 (grâce à la promotion de la riziculture de contre-saison pour la campagne 2009-2010 et à la maîtrise de la soudure) ; 2,2% en 2007
-  L’agriculture contribue le plus au développement du secteur primaire avec un taux de 4,5% en 2008 (à comparer au 9% de l’industrie extractive et au 12% du secteur énergie pour leur contribution à la croissance de 8,8% du secteur secondaire)
-  Les efforts de promotion de la qualité et de la compétitivité dans la production agricole devraient aider au développement de l’exportation


Importance du secteur agricole pour le développement du pays
-  Révolution verte : un levier pour réduire la pauvreté en monde rural (73,5% de pauvres) avec un objectif de doubler la production rizicole en 2009 et de la tripler en 2012
-  Les fruits de la croissance dans l’agriculture contribuent plus à la lutte contre la pauvreté essentiellement rurale, que ceux de la croissance dans d’autres secteurs


Les lacunes et points de blocage du secteur agricole
-  L’enclavement ne rend pas facile la vulgarisation agricole, l’accès aux intrants et l’écoulement des produits : seuls 11% du réseau routier rural sont en bon état
-  La pauvreté touche près des trois-quarts des ménages ruraux et limite la capacité de production
-  Le gouvernement manque de moyens pour instituer la subvention agricole devant donner un grand coup de pouce à la production
-  Les ménages agricoles sont peu connectés au marché et à l’industrie agroalimentaire


Pourquoi le secteur en est encore là
-  La promotion de la production et de la recherche agricole, la construction et l’entretien de l’infrastructure agricole ne sont pas prioritaires au plan budgétaire
-  Il n’y a pas à proprement parler une politique agricole destinée au développement des petites exploitations agricoles
-  Une multitude d’initiatives de développement agricole mal coordonnées aboutit à des impacts limités empêchant l’accumulation des expériences et donc la durabilité de ces impacts


Les lueurs d’espoir pour le secteur

-  Les principes de l’efficacité de l’aide commencent à être appliqués : il y a plus de coordination entre les différentes initiatives de développement
-  Les principaux éléments de la Révolution verte (semences améliorées, irrigation, engrais etc.) sont diffusés dans les principales zones agricoles
-  Des petites zones de production attachées aux pratiques traditionnelles commencent à basculer lentement vers les techniques améliorées

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