Le bambou appartient à la famille des poacées (graminées) et sous famille des bambousoïdées. 

Noms Vernaculaires : Peulh (Kéwé) ; Wolof (Wax) ; Diola (Bubul ou Fugil) ; Bambara (Bo) ; Sérère (Gol)

Pourquoi le bambou?

Le bambou est une espèce très importante sur le plan biologique, économique, social et environnemental.

Sur le plan social: le bambou sert de boîte de pharmacie aux cognaguis.

La demande de travail

Malgré son importance,  le bambou est considéré comme une ressource non ligneuse. C’est pourquoi, les grands projets forestiers existant ou ayant été exécutés dans les régions de Tamba et de Ziguinchor (SEN78/002, SEN87/028, PRIMOCA/1990, PSPI/1997 et FRK/1998 etc..) ne lui ont pas accordé suffisamment d’attention pour évaluer ses potentialités  dans les formations forestières et encore moins le développement des méthodes de sa régénération.

Cependant, dans les documents de planification stratégique du pays : Plan d'Action Forestier du Sénégal(1993), le Plan d'Action Forestier Régional de Kolda (2000), le plan stratégique de l'ISRA (1995 – 2000) , les populations ont demandé la réhabilitation du Bambou compte tenu de ses nombreux services.

La demande de recherche

De même la FAO et l’ACDI ont exprimé leur soutien à tout effort de réhabilitation des Bambouseraies qui sera fait en Afrique de l’Ouest.

L’Association des amis du bambou du Sénégal créée en 2000, ambitionne de voir le bambou réhabiliter et soutien toute les initiatives de promotion du bambou. Parmi les actions de recherche prioritaire à mener : l’étude de l’effet de la mise en défens, des feux tardifs et précoces sur la régénération et le développement de la bambouseraie dans la région de Kolda.

Des efforts limités

Quelques tentatives ont été cependant signalées çà et là mais les études sur les techniques de régénération assistées ont été généralement de courte durée avec des résultats faibles. 

 En 1980, Isra/Cnrf a testé à Djibélor en pépinière le bouturage du bambou et la méthode de multiplication par éclats de souche a été testée en 1981 dans la forêt des Bayottes.

Les résultats de ces essais étaient faibles à cause du déficit pluviométrique des années 1980 en Casamance (Anonyme, 1981), du faible niveau de connaissances sur la biologie de l’espèce. 

Les résultats des techniques de production  d’Oxytenanthera abyssinica sont synthétisés dans  Roussel sous forme de fiches techniques.  La seule difficulté pour cette méthode de production de plants en pépinière serait la non disponibilité des semences (Anonyme, 1982;  Roussel, 1995).

D’autres projets et ONG avaient inscrit sur leur agenda un important volet de réhabilitation de la bambouseraie ainsi qu’une étude fiscale du secteur forestier.

Des ONG: 7A, OFAD/Nafoore se sont également mis à essayer sans succès. C’est pourquoi, compte tenu de l’importance économique du bambou au niveau de Kolda, le projet a essayé de répondre à la demande.