La zone agroécologique du fleuve Sénégal occupe l’extrême Nord et l’Est du territoire et s'étend le long de la rive gauche du fleuve Sénégal depuis Saint-Louis jusqu'à Bakel sur une superficie de près de 44.127 km2 avec 700.000 habitants. Elle couvre les régions administratives de Saint Louis et Matam et le département de Bakel. Les cultures pluviales occupent 35 % des superficies cultivables avec une prédominance du mil, du sorgho, du béref, du niébé, de l'arachide et la patate douce. La construction des barrages de Diama et Manantali a réduit les surfaces consacrées aux cultures pluviales au bénéfice de l'agriculture irriguée (culture du riz et du maïs). Le pastoralisme domine dans la moyenne et haute vallée.

Les activités économiques y sont dominées par l’agriculture (riziculture, maraîchage et culture de décrue dans la partie contiguë au fleuve appelée « Walo», la culture pluviale dans la partie méridionale exondée appelée « Diéri »), l’élevage extensif pratiqué principalement dans le « Diéri » et la pêche pratiquée de façon artisanale.

Le développement de la riziculture et d’autres cultures irriguées a généré des problèmes de dégradation chimique des eaux qui viennent s’ajouter à ceux que la zone a longtemps connus comme l’érosion éolienne, hydrique, la salinisation et l’alcalinisation des sols. Les principales contraintes et menaces de cette zone sont une pluviométrie faible et irrégulière, une salinisation et alcalinisation des sols lourds, un mauvais drainage, un envahissement du fleuve par les plantes aquatiques et une contamination chimique potentielle de l'eau souterraine.

Structure de recherche présente :

Centre de Recherches Agricoles de Saint-Louis