La raréfaction du carbone fossile, la hausse des prix du pétrole, l’augmentation des émissions des gaz à effet de serre et les défis environnementaux (réchauffement climatique, protection de l’environnement) ont donné un regain d’intérêt au développement des biocarburants.
 
En fluctuation continue, le cours du pétrole avait franchi, en juillet 2008, la barre des 147 dollars le baril (13 dollars en 1998) et dans le même temps, une prévision de tendance à la hausse avec des scenarii particulièrement pessimistes était pressentie. Les conséquences de ces hausses intempestives, qui sont le fait de la spéculation, influent de manière négative sur les économies desays non producteurs de pétrole dont elles hypothèquent le développement. La facture pétrolière des pays africains non producteurs de pétrole est très élevée et le Sénégal ne fait pas exception. Entre 2000 et 2006, elle est passée de 185 à 384 milliards de FCFA.
 
Tel est le contexte général dans lequel il a été mis en place le Programme National Biocarburants pour répondre à trois enjeux majeurs pour le Sénégal :
 
i)                   la réduction de la facture pétrolière ;
 
ii)                le développement d’une activité économique dans toute sa chaîne de valeur, source de recettes directes ou indirectes pour l’État ;
 
iii)               la création et le maintien d’emplois sécurisés dans les zones de production, et notamment en milieu rural.

Le volet Production est confié à l'Institut Sénégalais de Recherches Agricoles (ISRA) pour la réalisation de plantations massives de Jatropha Curcas à travers toutes les zones rurales du pays.